Les blessures du Runner - Orange

 

4 programmes sont déclenchés dans l’enfance et permettent d’instaurer les bases pour que le Runner affronte dans sa vie adulte tout ce qu’il est venu régler sur terre. La mère du Runner a une importance capitale dans cette mise en place car 3 programmes sur 4 la concernent.

Premier programme : une mère surprotectrice

La mère du Runner anticipe les besoins et désirs de son enfant à un tel point qu’elle lui enlève toute marge de manœuvre, toute possibilité de décision. C’est elle qui décide de tout, qui impose tout et qui lui apporte ce dont l’enfant a besoin avant même qu’il n’en ait exprimé le besoin. L’anticipation et la satisfaction du besoin ne permet même plus dans certains cas à l’enfant de savoir quel besoin provient réellement de lui-même.

Ce programme a de nombreuses conséquences sur le Runner :

  • Cela infantilise l’enfant pendant très longtemps, il ne prend pas l’habitude de prendre des décisions ou de se responsabiliser car sa mère fait tout à sa place.
  • Lorsqu’il devient adulte, il est instable et ne se fait pas confiance, face à un problème. Il prend l’habitude de se reposer sur les autres pour prendre une décision. Si quelqu’un lui conseille telles études, telle destination de vacances, il le fait. Il peut changer souvent de direction en fonction des différents conseils qu’il reçoit de part et d’autre.
  • Adulte, il ne veut toujours pas prendre de responsabilités sur les épaules, il les fuit : il est longtemps dépendant de ses parents financièrement, il se positionne comme un enfant, il fait des études un peu au hasard, sa carrière est en dents de scie, il ne sait pas ce qu’il veut. Il a du mal à s’en sortir dans la vie pratique, il est très mal à l’aise avec l’administratif notamment.
  • Il abandonne rapidement ses projets en remettant la faute sur l’extérieur à cause d’une peur de l’échec et d’un sentiment d’impossibilité si la concrétisation n’est pas immédiate.
  • Il ne prend pas la responsabilité des critiques qu’on peut lui faire, il y a toujours une cause extérieure, ce n’est jamais de sa faute. Il a pris l’habitude d’être toujours excusé, jamais responsable.
  • Son enfant intérieur ne grandit pas, il reste enfant. Le yin devenu adulte recherche des joies fugaces et illusoires au quotidien et met ses émotions sur « off » quand ça l’arrange pour conserver sa légèreté, une distance sur tout quoi qu’il arrive.
  • Il associe l’amour à une privation de liberté. Dès la phase lune de miel terminé, à la moindre marque d’amour trop forte de l’autre ou demande d’investissement plus grand, il prend peur et fuit en pensant que son couple va l’enfermer. Recherche de liberté à l’extrême pour garder le contrôle, sacrifice d’une relation par peur de souffrir d’amour. Il fuit ce qu’il désire le plus : l’amour.

 

Deuxième programme : une mère exigeante

Quand le Runner est enfant, sa réussite fait la fierté de sa mère, qui le pousse à bien travailler à l’école par exemple. La réussite fait tellement plaisir à la mère que l’enfant se met la pression inconsciemment.

L’enfant ne se sent cependant pas toujours à la hauteur des exigences maternelles, il a parfois l’impression de la décevoir (déception vraie ou seulement perçue). En plus de cela il se fait souvent rejeter par ses camarades à l’école, ce qui active fortement sa blessure de rejet.

L’enfant s’invente donc un nouveau rôle, une nouvelle personnalité, qui a pour but de toujours plaire pour ne pas décevoir sa mère et pour s’intégrer le mieux possible à l’école. Il ne veut plus être faible, ne plus décevoir et ne plus être montré du doigt. La nouvelle personnalité a pour but d’être toujours forte, de réprimer ses faiblesses et sa sensibilité, de ne jamais pouvoir être déstabilisée et de plaire au plus grand nombre. Personnalité légère, drôle, divertissante, rien ne peut l’atteindre.

Comme le premier, ce programme a de nombreuses conséquences sur le Runner :

  • Il porte un masque en permanence, il s’adapte à l’autre sans se concentrer sur l’intérieur. Sa parole est adaptative et ambivalente. Il utilise le mensonge, les silences, les esquives pour s’en sortir et maintenir une image forte. Il a peur de décevoir l’autre (réponse aux questions en se demandant ce que l’autre aimerait au lieu de savoir ce qu’il veut). Il a peur que les autres ainsi que son Chaser n’apprécient pas ce qu’il y a de plus vrai et profond en lui, il a peur que ses faiblesses soient démasquées.
  • Il met en scène un numéro de charme, de la séduction à chaque nouvelle rencontre professionnelle ou personnelle. Il porte un focus excessif sur l’image et l’apparence pour toujours renvoyer une image qu’il juge idéale de lui-même.
  • Il a peur de montrer sa vulnérabilité : peur terrible d’être incompris, rejeté, dans un moment où il la montrerait.
  • Si le « vrai soi » tente de sortir, le « faux soi » peut se montrer très dur avec le vrai, le blâmer, critiquer sa faiblesse qui générera forcément du rejet car il n’est pas assez fort. Il y a une véritable bataille intérieure entre deux personnalités différentes, entre le vrai et le faux soi.
  • Les Runners manquent d’amour de soi : ils doivent retrouver de l’amour d’eux-mêmes en arrêtant de se dénigrer. Ils n’ont jamais vraiment pris soin d’eux depuis qu’ils sont enfants, ils ont l’impression de mériter que du malheur et du rejet, de ne pas être assez bien pour les autres, avec un complexe d’infériorité souvent mal géré.

 

Troisième programme : une mère instable émotionnellement

La mère du Runner est instable avec des émotions qui peuvent changer du tout au tout. Ce sont souvent des mères fantasques, lunaires, lunatiques, très excessive, dans le « drama » très yin. L’enfant prend l’habitude de s’adapter à sa mère en priorité plutôt que de se demander ce qu’il ressent lui, ce qu’il veut lui.

Ce programme a plusieurs impacts sur le Runner :

  • Enfant, il cherche à retrouver une certaine stabilité dans son monde imaginaire, il n’a pas envie de grandir, il trouve que les adultes se prennent trop au sérieux. Le monde extérieur lui semble violent et instable, il enferme donc des parties de lui-même derrière des portes.
  • A force de chercher à s’adapter à sa mère instable, l’enfant yin prend l’habitude d’être focus sur l’extérieur uniquement, il ne se connait pas intérieurement. Il ne sait pas ce qu’il ressent réellement, quelles sont ses envies, ses idées. A force de ne pas regarder en lui, il finit par avoir peur de son intériorité, comme si une bête monstrueuse était tapie dans ses entrailles, mais c’est créé de toutes pièces.
  • Adulte, le Runner s’assure dans ses relations que l’autre va l’aimer plus que lui et que l’autre aura besoin de lui pour éviter toute instabilité émotionnelle : « s’il m’aime plus que moi, c’est l’assurance du non-rejet, de la non-souffrance. »

 

Quatrième programme : événement dans l’enfance qui génère chez le Runner une peur intense de la mort

Cet événement ravive une blessure liée à la mort d’une vie antérieure, un proche qui meurt ou qui frôle la mort par exemple. L’âme incarnée a perdu un proche de façon violente ou très tôt dans son incarnation.

Adulte, cela vient renforcer chez le Runner sa peur de la solitude – comme le Runner ne connait pas vraiment son intériorité, il fuit souvent les moments où il serait trop face à lui-même, d’où une peur de la solitude qui peut se créer à l’âge adulte – car s’il se retrouve seul et qu’il lui arrive quelque chose, personne ne sera là pour lui porter assistance et le sauver d’une mort potentielle.

Mais même quand il n’est pas seul, la peur de la mort s’active chez le Runner dès qu’il ressent une gêne physique un peu forte, en particulier si c’est au niveau de la poitrine, du cœur. Cela peut le conduire à déclencher des crises d’angoisses qui génèrent un cercle vicieux où la peur de mourir sera centrale pendant ses crises parfois violentes.

 

Devenu adulte, le Runner a 4 grands challenges à relever, 4 grands éléments à régler :

  • Surmonter sa peur du rejet et abandonner son faux self, devenir vrai
  • Grandir, devenir adulte, assumer la responsabilité de sa vie, à la fois au niveau professionnel et personnel
  • Plonger en lui-même, apprendre à renouer avec son enfant intérieur pour se connaitre en profondeur et faire la paix avec lui
  • Apaiser ses peurs multiples